Images aléatoires

  • la-rose-et-le-champignon-page-5.jpg
  • la-rose-et-le-champignon-page-8.jpg
  • la-rose-et-le-champignon-page-1.jpg
  • la-rose-et-le-champignon-page-4.jpg

VERITES ABSURDES

  Quelques petites phrases simplissimes et de la plus haute importance que chacun devra cogiter afin de ne serait-ce que survivre avec panache et dignité dans notre monde complexe... Je vous souhaite bonne lecture... 

  

QUELQUE CHOSE A PARTIR DE RIEN

Il est impossible d'écrire quelque chose lorsqu'on ne ressent rien, comme il est impossible de décrire quelque chose qu'on ne connaît pas, surtout si ce quelque chose n'existe pas … Pour qu'il y ait description de quelque chose, il faut avoir une idée de ce que peut être ce quelque chose. On peut imaginer ce que quelque chose veut dire, en partant du fait que ce ne peut être que le contraire de rien. Pourtant, ne rien percevoir, c'est déjà ressentir quelque chose, puisque c'est s'apercevoir qu'on ne ressent rien. En d'autres termes, il est impossible de ne pas s'apercevoir qu'on ne ressent rien car, au moment où l'on s'en aperçoit, il est déjà trop tard pour affirmer qu'on ne s'en est pas aperçu. Par conséquent, la non perception équivaut à un état critique et paradoxal qui trahit en fait la perception de cette non perception ! Il y aurait donc toujours quelque chose dans le vide de la conscience, quelque chose enfermée dans le vide et qui chercherait à s'en échapper. Et même si, dans ce vide, il n'y avait rien, ce serait encore quelque chose, car on ne peut s'apercevoir qu'on ne ressent rien qu'en faisant la comparaison avec quelque chose.

En effet, si rien d'autre n'existait que rien, on ne pourrait jamais savoir si le rien est quelque chose ou n'est rien, ou si le quelque chose n'est rien ou quelque chose. Pour savoir que rien n'est réellement rien, il faut donc connaître quelque chose ou, du moins, autre chose que rien. Or, tout être d'expérience étant sensé avoir déjà connaissance de quelque chose, il est impossible qu'il ne puisse s'apercevoir qu'il ne ressent rien d'autre que rien. Il se trouve alors dans l'obligation de plonger dans les méandres de son vide mental afin de refaire surface ailleurs, au-dessus de son propre rien.

S'il s'aperçoit enfin qu'il ne s'est pas noyé dans cette substance, c'est que ce vide ne contenait vraiment rien et qu'il peut continuer à s'y baigner et à faire quelque chose à partir de rien.

CHRISTIAN BOURRIER

>L'absurdité ne ressemble à l'absurde que dans la mesure où rien ne l'est plus … il n'existe rien de plus absurde que l'absence d'absurdité …

>La seule chose qui ne soit pas difficile de réussir, c'est ce qui risque de ne pas rater.

>Depuis tout temps, nous avons dit beaucoup de mal de ce qui n'est pas bien mais avons-nous seulement dit beaucoup de bien de ce qui est dejà pas si mal ?

>On dit souvent par habitude que la vérité sort de la bouche des enfants mais il ne faut pas croire que les enfants disent la vérité parce qu'ils sont bien élevés ou parce qu'ils n'ont pas d'imagination. C'est plutôt parce qu'ils ne savent pas mentir car s'ils savaient mentir, croyez-moi, ils ne s'en priveraient pas !

>Comment pourrions-nous affirmer qu'il nous manque l'essentiel alors qu'il se trouve justement dans le fait d'affirmer qu'il nous manque. En quoi l'existence contiendrait-elle le moindre soupçon d'intérêts si nous n'avions à subir le lourd handicap de notre incapacité permanente à ne pas comprendre ce que nous ne savons pas.

>Les choses que nous voulons écrire ne sont pas toujours les mêmes que celles que nous aurions écrites si nous avions voulu écrire celles que nous n'avons pas écrites.

>Il est difficile d'imaginer ce qui est inimaginable mais encore plus difficile de ne pas imaginer le contraire, en imaginant néanmoins qu'on pourrait le faire [Faim de citation].

 

 

 

 

 

 

 

 

 

POESIE

Vendredi 1 septembre 2006

POESIE

   

Errance dans la nuit 

l'air est tiède, il pleut...
les reflets du trottoir
me renvoient mon image
des âmes perdues sans âge
cherchent l'espoir
l'espoir de l'aube
dans la nuit d'encre, il pleut encore...
terne odeur de gazoil
fumets d'égouts poisseux
une auto glisse à vive allure
l'asphalte est lisse
trous d'eau, éclaboussures
J'ai froid
une voix de cuivre rouge
distillée dans un songe de velours
dans un bouge
entrée lugubre, porte sombre
le sax alto hurle et met le feu
lumière noire, jeux d'ombres et fumée bleue
une table se libère, je suis trempé
un alcool chaud me revigore
une fille noire, un blues
l'anche feutrée du ténor
une cigarette sur le piano
la nuit passe
Il est six heures, je retrouve la rue
je redécouvre la clarté du ciel
la pluie a disparu...

 

CHRISTIAN BOURRIER

                          

Par kristian
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 1 septembre 2006


               

Poussière

 

Loin, très loin de toute urbanité
existe un autre temps
un autre monde
une autre vérité

une vérité informe et formelle à la fois
une vérité absurde mais vraie
ou la loi gouverne la foi
elle vous inspire admiration, humilité

là ou la terre est poussière
le soleil une longue souffrance
là , tout au bout de la plaine irradiée
vivent des êtres fiers

leur savoir est immense
leurs livres sont des chants
leurs contes sont des rythmes barbares
leur mémoire une danse

le rouge intense de leurs tissus
les troupeaux de vaches blanches
contrastent avec la bouse
dont les huttes sont issues

démarche noble et cadencée
Ils traversent le temps
lance vers le ciel dressée
et s'éloignent,  jusqu'à l'infini

là où la terre est poussière
le soleil une longue souffrance
tout au bout de la plaine irradiée
derrière eux,  il ne reste plus rien

 

CHRISTIAN BOURRIER

 

 

 

Par kristian
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 1 septembre 2006

 POESIE

Les éphémères

Si l'on devait feindre la vie
chaque jour la redéfinir
comment résister à l'envie
sur le passé de revenir

Si l'on savait teinter la vie
comme on retouche une aquarelle
ou l'on délave des lavis
elle semblerait alors trop belle

Si la vie on pouvait gommer
pour en effacer les erreurs
et ne jamais plus les nommer
pour en attiser les couleurs

Si l'on pouvait redessiner
le trait de nos malentendus
changer nos humbles destinées
nos faux semblants, nos temps perdus

Si l'on savait comme les anges
repeindre la vie à l'envers
le violet recouvrir d'orange
sur le rouge appliquer du vert

Si l'on avait à réécrire
cette vie qui n'est rien sans nous
faudrait-il alors nous punir
devant le ciel plier genoux?

Les éphémères que nous sommes
n'ont guère le temps que d'un sourire
les angelots ne sont pas des hommes
peindre la vie n'est qu'un soupir

une trace oubliée du monde
une tache d'encre qui défile
un frisson, un écho, une onde
puis un grand vide...inutile

 

CHRISTIAN BOURRIER

Par kristian
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus