Vendredi 1 septembre 2006
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Errance dans la nuit
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l'air est tiède, il pleut... les reflets du trottoir me renvoient mon image des âmes perdues sans âge cherchent l'espoir l'espoir de l'aube dans la nuit d'encre, il pleut encore... terne odeur de gazoil fumets d'égouts poisseux une auto glisse à vive allure l'asphalte est lisse trous d'eau, éclaboussures J'ai froid une voix de cuivre rouge distillée dans un songe de velours dans un bouge entrée lugubre, porte sombre le sax alto hurle et met le feu lumière noire, jeux d'ombres et fumée bleue une table se libère, je suis trempé un alcool chaud me revigore une fille noire, un blues l'anche feutrée du ténor une cigarette sur le piano la nuit passe Il est six heures, je retrouve la rue je redécouvre la clarté du ciel la pluie a disparu...
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CHRISTIAN BOURRIER
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Par kristian
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Vendredi 1 septembre 2006
| Poussière |
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Loin, très loin de toute urbanité existe un autre temps un autre monde une autre vérité
une vérité informe et formelle à la fois une vérité absurde mais vraie ou la loi gouverne la foi elle vous inspire admiration, humilité
là ou la terre est poussière le soleil une longue souffrance là , tout au bout de la plaine irradiée vivent des êtres fiers
leur savoir est immense leurs livres sont des chants leurs contes sont des rythmes barbares leur mémoire une danse
le rouge intense de leurs tissus les troupeaux de vaches blanches contrastent avec la bouse dont les huttes sont issues
démarche noble et cadencée Ils traversent le temps lance vers le ciel dressée et s'éloignent, jusqu'à l'infini
là où la terre est poussière le soleil une longue souffrance tout au bout de la plaine irradiée derrière eux, il ne reste plus rien
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| CHRISTIAN BOURRIER |
Par kristian
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Vendredi 1 septembre 2006
| Les éphémères |
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Si l'on devait feindre la vie chaque jour la redéfinir comment résister à l'envie sur le passé de revenir
Si l'on savait teinter la vie comme on retouche une aquarelle ou l'on délave des lavis elle semblerait alors trop belle
Si la vie on pouvait gommer pour en effacer les erreurs et ne jamais plus les nommer pour en attiser les couleurs
Si l'on pouvait redessiner le trait de nos malentendus changer nos humbles destinées nos faux semblants, nos temps perdus
Si l'on savait comme les anges repeindre la vie à l'envers le violet recouvrir d'orange sur le rouge appliquer du vert
Si l'on avait à réécrire cette vie qui n'est rien sans nous faudrait-il alors nous punir devant le ciel plier genoux?
Les éphémères que nous sommes n'ont guère le temps que d'un sourire les angelots ne sont pas des hommes peindre la vie n'est qu'un soupir
une trace oubliée du monde une tache d'encre qui défile un frisson, un écho, une onde puis un grand vide...inutile
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| CHRISTIAN BOURRIER |
Par kristian
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